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Née en 1965 à Bruxelles, Bénédicte Crucq s’intéresse très tôt au dessin, à de nombreux loisirs créatifs et à la nature, aux animaux en particulier.

Elle a suivi différents cours de dessin et de peinture, au gré de ses rencontres avec des artistes dont les réalisations l’inspiraient.

Petit à petit, deux thèmes majeurs émergent de son travail : les natures mortes et les portraits animaliers, avec une attirance pour les atmosphères intimes, les images sombres, dans lesquelles la lumière semble pénétrer par quelque interstice.

Ses œuvres sont d‘une précision presque photographique, à laquelle la pointe de ses pinceaux a ajouté un supplément d’âme.


Les natures mortes

Ce qu’elle trouve charmant dans une nature morte, c’est la sérénité qui émane de quelques objets ordinaires, blottis les uns contre les autres dans une atmosphère de clair-obscur.

Le point de départ est souvent un objet anodin, dont elle entrevoit la beauté, et qui suscite chez elle une émotion. Elle part alors à la recherche d’autres éléments, les assemble, jusqu’à ce qu’ils se répondent et racontent une histoire. Généralement, une allusion épicurienne s’invite dans la conversation…

Une lumière latérale soutenue, un fond sombre et quelques notes de couleurs vives complètent le tableau.


Le bestiaire enchanté

Les animaux l’attirent depuis toujours, et elle a imposé à ses parents quelques locataires imprévus : oisillons tombés du nid, chatons, lapereaux trouvaient dans sa chambre un réconfort bienvenu.

Le portrait animalier c’est avant tout un émerveillement devant la beauté et le mystère du monde animal, saisi dans un moment de plénitude. Pour commencer, il y a un regard : paisible, surpris, vif, perçant… chez l’animal aussi, il laisse transparaître les émotions. Puis on se laisse charmer par la douceur d’un pelage ou les couleurs vives et chatoyantes d’un plumage.

L’atmosphère sombre et enveloppante du clair-obscur en fait ressortir chaque détail.


Son nom d’artiste ?

Sa signature est un clin d’œil en forme de souvenir d’enfance.

Elle avait 8 ans cette année-là. Vacances familiales en Corse : lotissement de bungalows en pierres du pays, ciel bleu azur, piscine et mimosas.

Dans le bungalow voisin, un petit garçon de 2 ans venait régulièrement la chercher pour jouer. Deux semaines durant, elle a tenté de lui apprendre à dire « Bénédicte », et avec un grand sourire il répondait « Dibicq ». L’esprit taquin de ses frères et sœur en a perpétué l’usage.

Et c’est toujours avec un brin de nostalgie qu’elle l’appose au bas de ses œuvres.